L'histoire du fort


Le Fort La Pointe dit Vasou

  

Le premier fort est implanté à « la pointe de la terre à l'embouchure de la rivière Charente » en 1672 par l'ingénieur La Favollière, pour barrer l'accès à l'arsenal de Rochefort situé en amont, lors de la menace hollandaise, alors que le projet initial prévoyait une batterie de canons et une redoute pour abriter 100 hommes. Mais très vite un contrôleur signale des malfaçons avec les murs qui se révèlent incapables de résister à l'action de la mer si bien qu'en1689 le fort est déclassé, il ne reste donc plus sur la rive droite de la Charente que le fort du Vergeroux.

 

Il faut attendre la descente anglaise de 1757 sur l'île d'Aix pour que la reconstruction du fort soit décidée.

 

Un mur d'escarpe revêtue, implante au plus près de la Charente dont le lit s'envase, donne à l'ancienne batterie un plan en demi-cercle de 130 mètres de diamètre. Aucune embrasure n'étant ménagée dans le parapet, les pièces tirent à barbette. Quand à la gorge de la batterie, elle est défendue par un redan non revêtu protégé par un simple fossé en eau.  

Dans un mémoire sur la défense de Rochefort, de juillet 1810, Delauge estime que le fort « est dans un état de délabrement qui ne lui permet pas de porter le nom de fort ». Il n'a alors ni poste ni fossé et surtout son escarpe d'une hauteur de 5,60 mètres est  envasé au deux tiers de sa hauteur. Le projet défini par la Commission mixte d'Armement des côtes pour 1848 consiste à établir un nouveau parapet en terre du côté de la Charente afin d'y installer 10 pièces d'artillerie et à construire un corps-de-garde défensif pour 60 hommes servant de réduit à la batterie.

Les travaux reprennent au début des années 1860 avec la construction d'un mur d'escarpe avec créneaux de fusillade à l'endroit d'anciens petits bastions de terre, l'un d'eux faisant office d'entrée du fort. Les fondations du corps-de-garde défensif sont reprises pour construire un casernement traditionnel pour 78 hommes, à l'intérieur duquel prennent place les magasins à poudre et d'artillerie. D'autres travaux sont réalisés à la fin des années 1880 afin de doter le fort de nouvelles pièces d'artillerie, avec la réalisation de plates-formes en béton munies de rails de pivotement et des stockages d'obus et de la poudrière en 1888.

 

Déclassé au début du XX ème siècle, le fort,  est aujourd'hui la propriété d'un particulier mais la tempête de décembre 1999 l'a fortement endommagé.

 

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